15. Les Cramps le facteur (Slim) Chance

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1990 a sonné. Nous devrions continué la phrase en y rajoutant « le glas ». Car les années 90 sont le chamboule-tout de plein de choses en terme de musique. Cela commence par le grunge qui s’installe dans les grands labels laissant le punk à la ramasse derrière lui. Le monde est bleu comme le « Nevermind » de Nirvana ou noir avec un dessin central comme les albums des Guns and Roses et de Metallica. Les Cramps arrivent quand même encore a naviguer et à sortir la tête de l’eau. Leur rock’n roll se concentre maintenant sur leurs fans. Et ce sont sans doute leurs fans qui vont les sortir de cette période très délicate en continuant à les suivre tels les morts-vivants dans une série B bien orcherstrée…

Les Cramps sont revenus à la case départ. D’ailleurs c’est la case sur laquelle ils sont avant chaque album. Le meilleur est-il derrière ? Le mythique sûrement. Mais pourtant le groupe va se donner encore une fois une possibilité d’aller de l’avant. Le problème en cette année 1991 est le poste du bassiste laissé vacant. Exit Knick Knox, exit les filles qui jouaient de la basse pour le live et un peu de basse en studio. Les Cramps veulent de vrais  musiciens présents. Et c’est ce qu’ils expliquent dans une des interviews qu’ils donnent à Ottawa en 1992 sur le blog  http://suchbeautifulgardens.blogspot.fr/2010/03/poison-ivy-1992-interview.html  . Ils vont embaucher Slim Chance.

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Slim Chance ils le connaissent déjà. Ils l’ont rencontré dans un groupe nommé les Mad Daddys des amis communs. Et ils ont adoré sa manière de jouer de la basse. Alors tout est allé très vite. Slim Chance apporte d’entrée la stabilité rythmique qu’ils avaient avant et qu’ils recherchent à nouveau. Le nouveau bassiste s’intègre vite au line-up du groupe et surtout à l’essence même du groupe. Et comme aime à le répéter dans l’interview Ivy il est pour beaucoup dans le gros son qui règnera sur le futur album.

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Le poste de Knick Knox étant vacant il faut lui trouver un frappeur de fûts comme il se doit. Alors le duo se tourne sur la old-school. L’école Gun Club, Nick Cave leur a apporté King Congo Powers déjà et le succès de Psychedelic Jungle alors c’est Jim Sclavunos qu’ils débauchent et embauchent. Grand batteur des Bad Seeds, des Grindeman, ou encore Sonic Youth ils sentent en lui le dernier maillon qui fera l’alchimie du studio. Ivy et Lux en couple musical ont le flair pour cela. Jim sera remplacé pour la tournée par un autre grand batteur : Nickey Alexander qui saura dynamiter les lives. La nouvelle troupe des Cramps est réunie et s’apprête à rentrer en studio en cette année 1991.

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C’est l’un des plus grands noms de studios qu’ils ont choisi… L’Ocean Way à Hollywood en a vu passer des stars et des belles : Rolling Stones, Ricky Nelson, Ray Charles, Frank Sinatra  et tant d’autres. C’est le grand ingénieur du son Steve MacMillan qui est derrière les manettes et pousse les boutons de la grande table du mixage. En 1991 le groupe, à nouveau, enregistre mixe et prépare son retour. Le design et la photographie sont les jobs de Lux. L’album sort en novembre 1991.  Il sort d’abord sous les labels Restless/Enigma sous licence Ace Records puis. Et c’est Big Beat Records qui le distribuera notamment sur la Grande-Bretagne.

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L’album s’annonce comme un Cramps sans surprise au premier coup d’oeil ou alors à la première écoute vite faît. Mais on ne peut pas écouter les Cramps vite fait les fans le savent bien. Alors à décrypter cet album est encore un nouveau chapître que le groupe a su très bien écrire même dans une époque où ils commencent à être oubliés. Nous parlions plus haut de références à la old-school ici les Cramps rappellent d’où ils viennent à leurs fans.  Ils offrent une belle reprise de « Hard workin man » morceau de Ry Cooder, Jack Nitzche, et Paul Shrader. Mais surtout ils invitent l’iguane Iggy Pop à venir pousser la chansonnette sur « Miniskirt Blues ».

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« Look mom no head » est l’exemple type du pouvoir que possédait les Cramps à ne jamais se faire oublier malgré les modes, les courants et les évènements tumultueux qui rodaient autour d’eux. Moins ancré dans le rockabilly mais plus ouvert au rock l’album se laisse écouter comme une belle et nouvelle page de la mythique histoire du psychobilly qu’ils bâtissent disque après disque. La musique du groupe se révèle ici plus sauvage avec une certaine idée de toute l’animalité sauvage du rock’n roll qu’ils vont encore déverser sur de nombreuses scènes du monde. L’album prépare une nouvelle ère d’où sortiront plus tard les « flame job » ou autre « Big beat from badsville ». Le sexe est toujours aussi présent poisseux, visqueux, la folie tribale aussi, les guitares mugissent, la dislocation du corps de Lux,  l’art poussé à son firmament. Un groupe s’élève…encore à nouveau.

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Les femmes et le métal 3.0

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Comme nous l’avons vu dans les articles le rock et tous ses dérivés ont depuis les mid-90’s laissaient la place aux filles d’une belle manière. Elles semblent dans le métier moins sous le joug masculin. Mais s’il y a un dérivé du rock qui ne les a jamais épargné au niveau image c’est bien le heavy-metal. Il suffît de prendre quelques pochettes pour s’apercevoir comment le genre musical les considérait. Mais tout cela c’est un peu derrière nous. Nous n’évoquerons donc pas ici les brillantes Girlschool, les magnifiques Rock Goddess, ou encore les majestueuses Vixen.

Le heavy-métal, alors laisse-t-il une place aux femmes ? Oui et encore oui. Et rajoutons que s’il y a un style qui leur laisse la place c’est vraiment celui-ci. Chronologiquement tout s’est accéléré au début des années 2000 avec l’avènement de groupes mélangeant gothique et heavy métal. Les musiciens ont compris qu’ils allaient tirer un bon parti de ces voix féminines et qu’avoir une femme au chant était gage d’aigus  et de belles mélodies classicisantes. Sans doute il y avait-il là une  bonne affaire à faire avec  le mariage des   vocaux gutturaux et heavenly  qui du coup, étaient un plus dans l’univers métallique. C’est ainsi qu’une explosion d’artistes féminines  a eu lieu dans ce style.

Tout se passait dans le meilleur des mondes Le chant féminin soutenait le chant masculin où se mettait en avant telles des nouvelles reines avec leur cour. Mais ce que les hommes n’ont pas vu venir c’est que certaines chanteuses allaient pousser la petite chansonnette  en proposant elles-mêmes des voix gutturales à souhait comme les Butchers Babies . Alors de l’heavenly, en passant par le hard-rock classique ou bluesy, de la chanteuse star jusqu’aux robustes chanteuses du trash ou du death nous avons essayé de poser ici un florilège de dames qui hantent les couloirs du métal actuel.

HARD-ROCK …

Ici bas dans les caves du hard-rock tout cela se complique…  car peu de nouvelles hard-rockeuses.  Il n’y en a pas des masses mais le genre connaissant un énième sursaut les candidates reviennent peu à peu pour prendre leur place. Certaines partent après de bons et loyaux services à la cause comme les belles Vixen,  d’autres assurent toujours,  comme les anciennes en bonnes marraines du genre. 

Girlschool, Rock Goddess,  Lita Ford, assurent toujours les scènes et les albums. Mais qu’en est-il des autres ? 

Blue Pills…

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Vous serez étonnés peut-être de trouver les Blue Pills ici mais ils y ont leur place puisque seuls et uniquement les revues de hard-rock en parle. Pourtant ils font du blues rock mais que l’on pourrait apparenter à ces grands groupes proto-hard-rock qui ont marqué le genre. Blue Pills est un grand groupe européen mixte emmené par la grande chanteuse suédoise Elin Larsson. La section rythmique est assurée par l’ancienne section du grand groupe Radio Moscow et à la guitare un petit français a fait sa place en la personne de Dorian Sorriaux depuis 2011. Blue Pills a à son actif deux magnifiques albums et un live. Un groupe franco-suédois qui a le vent en poupe actuellement.

Crucified Barbara…

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Même si le groupe n’existe plus depuis 2016 les Crucified Barbara auront marqué la planète hard-rock de 1998 à 2016. On leur prêterait très vite une place de remplaçantes des Girlschool(toujours en activité) mais le quatuor de Stockolm aura proposé autre chose mélangeant le hard-rock, le heavy-metal et un petit côté trash métal que nous ne bouderons pas. 5 albums avec le célèbre ep « fuck you motherfucker » les filles ont bien assuré sans céder ni vendre leur âme. Un beau parcours. Dignes représentantes du genre.

Doro…

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Doro ou Dorothé Pesh s’est bâti au fil des années une sacrée personnalité. Depuis 1984 la suprême germanique a martelé le fer pour arriver à devenir une immense Métal Queen. 4 albums avec le groupe Warlock de 84 à 87 puis elle est devenue Doro. Elle a à son actif plus d’une dizaine d’albums depuis sa sortie de Warlock. Elle a su se créer de réelles opportunités de travail avec beaucoup de musiciens mais aussi beaucoup de collaborations avec ses illustres pairs masculins comme Udo Dirkschneider(Accept, Udo), Twisted Sister, ou encore Lemmy qui l’appréciait beaucoup. Largement récompensée dans son pays en Allemagne à juste titre cette marraine de fer continue son ascension en livrant des albums d’excellente facture oscillant entre heavy-métal pur et le genre symphonique.

Halestorm…

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Halestorm est l’archétype même du groupe mixte au chant féminin. Ils viennent de Pennsylvanie aux Etats-Unis et sont emmenés par la très créative guitariste chanteuse Lizzy Hale. 3 albums ont assis depuis 2009 la forte popularité de Halestorm qui propose un hard-rock simple, classique de bonne facture. Le groupe a été plusieurs fois récompensé par des grammys awards dans sa catégorie. Nul doute que le groupe de Lizzy Hale et de son frère sera dans les années qui viennent un des groupes phares du rock mixte et féminin qu’il faudra suivre. La preuve est là avec un ep fait de reprises bien conçu avec notamment le titre de la marraine du rock féminin américain Joan Jett( I hate myself for loving me). A suivre de très près…

Purson…

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En 2012, Rosalie Cunningham splitte son groupe Ipso Facto et monte Purson mélange savant entre proto-hardrock et psychedelisme bien dosé. Le nom « Purson » est sorti tout droit de la culture mythologique. Il représente un des rois de l’enfer. Rosalie définit le son du combo comme un vaudeville carnassier psychédelisme.  Purson doit son extraordinaire vitalité à un travail scénique exemplaire et régulier en prenant place en première partie de grosses machines du hard-rock comme Kiss, Pentagram, mais aussi les célèbres  Uncle Acid & the Deadbeats, Electric Wizard Blood Ceremony, Comus. Le groupe s’est aussi offert d’ouvrir pour les nouveaux du rock psychedelique comme  Toy ou les Temples. Rosalie et ses Purson ont commencé non pas par les albums mais par les singles comme à la bonne époque puis ils se sont engagés dans la voix de l’album, 2 au total, magnifiques et dignes représentants de leur style très particulier qui est à suivre.

Métal dit « symphonique »…

Le « métal » a toujours été, dans sa forme classique, toujours symphonique. Les femmes sont arrivés dans ce style dans les années 90 et les groupes que nous écoutons aujourd’hui doivent beaucoup à ceux et celles qui ont essuyé les plâtres au début notamment Theatre of Tragedy ou encore Tristania. Le mélange électronique, gothique, ambiant a trouvé avec la voix féminine une sacrée alchimie. Les dames en front-women y règnent en maîtresses implacables sachant s’entourer d’une formation de musiciens et de producteurs à la hauteur.

Delain…

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Delain ne sont pas des nouveaux venus à vrai dire dans le métal symphonique mais ils ont explosé il y a peu avec un beau travail. Le groupe néerlandais a été fondé par l’ancien pianiste de Within Temptation. Anne Invernizzi a laissé sa place en 2005 et c’est la belle Charlotte Wessels qui officie derrière le micro et emmène son groupe. Delain tient à son actif 6 albums et un ep.

Tristania…

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La norvégienne Vibeke Stene a su amener son groupe jusqu’en 2007 en proposant des albums de métal gothique de très bon niveau. Elle a magnifiquement été remplacée par  ‘italienne Mariangela « Mary » Demurtas. Si il y a bien un groupe qui a posé le chant féminin dans le métal européen c’est bien Tristania en proposant dans sa matière à composer 3 types de vocaux. Le groupe a ainsi bâti un univers avec un savoir-faire inimitable et bien particulier. Il reste un des grands pionniers  encore en activité. 7 albums à la clé, un ep. Il faut avoir un album des Tristania car il est toujours source de découverte et de possibilités multiples.

Epica…

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Un grand ressort du métal symphonique au chant féminin c’est Epica avec sa grande chanteuse Simone Simons. Les néerlandais de Reuver ont mis toutes leurs chances de leurs côtés et la mixture a bien pris. Dignes représentants du genre actuel ils offrent un métal symphonique qui se teinte au fur et à mesure de power-métal, de métal-progressif, ou encore de métal gothique. Les disques du groupes offrent toujours une palette d’ambiances très variée. Epica a donné 8 grands albums depuis 2003 et dernièrement en 2016 The Holographic Principle.

Evanescence…

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Nos amis du métal vont nous en vouloir mais tant pis. Evanescence est sans doute un groupe qui aura compté dans l’univers métal féminin. Non ce n’est pas du heavy-métal c’est une évidence. Mais le band d’Amy Lee a proposé une forme de rock s’y rapprochant. Le groupe de Little Rock dans l’Arkansas, même si très radiophonique, a bien oeuvré depuis 1996 dans le style de voix féminine qui est sa marque de fabrique. 4 albums bien calibrés pour les médias, des récompenses à ne plus finir. Toujours bon à savoir.

Lacuna Coil

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Ils ne sont ni américains ni british mais italiens les Lacuna Coil. Les milanais officient depuis 1994 en proposant d’abord quelque chose de métallique mais de très atmosphérique puis ont viré vers du métal gothique et enfin un réel style de métal alternatif comme les immenses Paradise lost ou les regrettés Type O Negative. En 1996 Cristina Scabbia révolutionne la sphère Lacuna en prêtant sa voix. Depuis 1999 la belle entraîne avec elle tout le groupe de manière admirable avec 8 albums, 2 eps, et des best of qu’on ne compte plus. Ces jeunes gens de Milan ont encore de beaux jours devant eux.

 Nightwish

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Nous ne pouvons pas les ignorer mais les Nightwish originaires de Finlande avec leur première chanteuse Tarja Turunen ont été des stars incontournables du vaste item du métal symphonique. 5 albums avec elle ont assis le groupe sur la plus haute marche grandiloquente de ce genre de métal. Nightwish a été le moteur de toute une vague de groupes de métal actuels et on ne peut pas leur enlever cela. Tarja s’en est allée faire une carrière solo assez remarquée remplacée par Anette Olzon puis en 2013 par Floor Jansen.  Nightwish est un réel phénomène : 9 albums studios, 5 lives, des récompenses. Un groupe qui ne fait que dans le grandiloquent.

Within Temptation

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Autre groupe phare du milieu métal symphonique Within Temptation est néerlandais. Créé par Sharon den Adel et Robert Westerholt, ils oeuvrent dans le métal symphonique ou rock symphonique depuis 1996 en y incluant beaucoup d’influences très variées. La longue route qu’a entreprit le groupe a donné 6 albums bien dosés dans le style et plus de 20 récompenses internationales. La route ne fait que commencer…

Therion

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Le métal européen est vraiment en forme dans les années 90 et il donnera Therion. Le groupe axera sa musique sur du death metal avant d’évoluer vers du métal symphonique en incluant une chanteuse d’opéra !  Alors si certains groupes sont dispensables d’écoute Therion est à découvrir pour ce chemin qu’il a pris au cours de sa carrière et notamment ses 14 albums qu’il a au compteur…De 2007 à 2015 Lori Lewis la cantatrice américaine a donné à Therion ses plus belles vocalises. Elle est remplacée par Laura Laureano depuis 2014 comme quoi les cdd et cdi se portent bien dans la sphère métal…

Trash death metal…

Il y avait les femmes avec des voix up voici les femmes avec les voix ouch ! Ici dans le trash death métal elles sont des front-women exceptionnelles. Rien ne se ferait sans elles. Toute l’essence s’en évaporerait. Les débuts ont commencé certainement avant l’avènement du trash métal lui-même. Sans doute la regrettée Wendy O Williams et ses Plasmatics en est la belle marraine. Voici donc les forces en présence et les forces sont là et bien là.

Holy Moses

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Holy Moses est sans doute le pionnier dans le domaine avec leur chanteuse Sabina Classen. Et ils en feront profiter la grande école du trash métal teuton. Ils sont d’Aix la Chapelle. Jusqu’en 1993 Holy Moses martèlera le trash européen se frottant à des grands et délivrant 7 albums de très bonne facture et références dans le trash. Depuis 2000 le groupe est revenu au plus haut niveau et n’a pas arrêté d’enregistrer. Sa discographie s’est aggrandie de 4 magnifiques albums supplémentaires.

Genitorturers

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Une des sensations des années 90 était un groupe de Floride nommé les Genitorturers emmenés par la blonde Gen femme du bassiste David Vincent membre de Morbid Angel. Ici on parle hardcore et métal industriel sur un fond de fétichisme et sado-masochisme autant dans les textes que scéniquement. C’est Nick Turner ancien batteur des Lords of the new church et travaillant chez Irs qui les signe pour le superbe 120 days of genitorture mixé par un membre de l’équipe son de Marilyn Manson. 5 albums jusqu’en 2010 avec le superbe « sin city » à posséder absolument. On attend vraiment la suite.

Arch Enemy

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Formés en 1995 les Arch Enemy ont le vent en poupe. Death métal mélodique suédois ici fondé par un riffeur trash Michale Amott guitariste de Carcass. Neufs albums du plus haut niveaux, deux lives, trois ep et deux dvd. En 2014 c’est Alissa White Gluz qui remplace Angela Gossow. Arch Enemy fait parti des grands et joue maintenant à leurs côtés dans les plus grands festivals et concerts. Nul doute qu’après des pépites comme les wages of sin, the root of evil ou encore Kaos legions le groupe a un bel avenir devant lui.

Walls of jericho

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En terme de métalcore Walls of Jericho est la sensation du moment. Originaires de Detroit ils ont malgré les difficultés et de multiples arrêts trouvés leur vitesse délivrant 6 albums quasiment clés du genre. Candace Kususclain n’y est pas pour rien dans le succès du groupe. Cette hargneuse chanteuse à la voix puissante emmène son band et en a fait un sacré combo. Après une longue pause le groupe s’est reformé et a signé un deal chez Napalm Records. Les woj veulent encore faire parler la poudre et c’est tant mieux.

Butchers babies

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Il manquait au heavy-métal un fleuron comme les Butcher Babies c’est une évidence. Ces femmes là viennent de la folle Californie et basées à Los Angeles. Le groupe a la particularité d’avoir deux chanteuses : Heidi Shepherd et Carla Harvey, l’une au chant grave, l’autre aigu. Les BB rappellent à nos oreilles le heavy-métal lourd de Pantera, mais aussi l’ambiance d’un Alice Cooper qui aurait rencontré un Rob Zombie. Deux albums énormes un son grandiose et un succès très mérité pour ces filles qui en ont. A avoir absolument !

Bien sûr nous en avons oublié. Ne nous en voulez pas ! Merci !

Le roi Gizzard

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L’Australie est un pays incroyable quand même. La terre des kangourous, des koalas et de l’Ayer’s rock a décidément beaucoup à voir avec le rock sous toutes ses formes. On ne vous fera pas l’insulte de vous poser ici le listing des grands des 60’s des furieux des 70’s ou des 80’s. Mais quand même les terres australes donnent et donneront encore de grands groupes. Le psychédélisme y est aussi inclus sous une belle forme et un excellent groupe qui a fourni jusqu’à nos jours plus de 10 albums. Alors entre garage et trucs psyché on s’est dit qu’il fallait s’intéresser à cette bête nommée King Gizzard and the lizard wizard.

Formation…

King Gizzard est donc un groupe australien. La formation s’est construite du côté de Melbourne à Carlton plus exactement pendant la première décennie des années 2000. Ouf enfin du neuf ! Les King Gizzard crient sur tous les toits qu’ils font du garage mais le résultat laisse entrevoir un bon avalage d’acides roses, jaunes. Oui Les King Gizzard mélangent très bien le psyché au garage et c’est tant mieux pour nous. Le groupe est composé de personnes totalement inconnues du milieu rock meanstream  à savoir :

  • Stu Mackenzie : voix, guitare, flute, zurna
  • Joey Walker : guitare, voix, setâr
  • Eric Moore : percussions,
  • Ambrose Kenny Smith : harmonica, voix
  • Lucas Skinner : basse
  • Cook Craig : basse, guitare
  • Michael Cavanagh : batterie

Les chemins d’une carrière…

Ils sont beaucoup les King Gizzard mais surtout ils sont très prolifiques au niveau albums. Jusqu’en 2013 ils en réaliseront 4. Mais à partir de 2014 tout change.

  • 2011 – Willoughby’s Beach
  • 2012 – 12 Bar Bruise
  • 2013 – Float Along. Fill Your Lungs
  • 2013 – Eyes Like The Sky (Story Written And Narrated By Broderick Smith)

Changement de cap…

Ils croisent la route en 2014 de John Dwyer qui s’occupe de Castle Face Records. Et ils les signent déjà pour un album, le superbe : I’m in your mind fuzz. L’album est une véritable bible de toute l’ère psyché sans rien oublier. Les sept rois musiciens démontrent une réelle capacité execptionnelle à faire bouger les choses. En tout cas si la machine Gizzard tournait au ralenti à ses débuts cela n’est plus le cas dans la foulée seront plus de 4 opus qui vont voir le jour dans les bacs internationaux asseyant le groupe comme master des masters dans le genre.

  • 2014 – I’m In Your Mind Fuzz
  • 2014 – Oddments
  • 2015 – Quarters!
  • 2015 – Paper Mâché Dream Baloon
  • 2016 – Nonagon Infinity

En 2017 ils assoient définitivement le style, leur action, et leur musique avec Flying Microtonal Banana, un superbe album qu’il faut acheter tant la musique du groupe est significative dans le genre. Tout y est, tout est là, garage, psyché mais de manière actuelle, moderne. S’ils passent près de chez vous ? Allez les voir car ce sera un road trip dont vous vous rappelerez.  « Im in your mind fuzz » de 2014 restera en tout cas un des grands albums de ce siècle qu’on se le dise !

David Bowie (stairway to) Heathen 2002

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Retour en arrière dans la rédaction cet après-midi… Alors que nous prenions un peu de bon temps nous nous sommes dit que se refaire un des grands albums de 2002 nous ferait du bien. Alors un seul nom nous est venu : Bowie et son album Heathen. Les Bowie post-Berlin ne sont jamais acquis à une première écoute, il faut toujours les disséquer, (essayer de) les comprendre(si l’on peut ou s’il y a quelque chose à comprendre dans la démarche). Retour sur un cerveau en ébulition pré-nommé David…

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Il n’existe pas de meilleur Bowie d’ailleurs comme il n’existe pas de meilleur d’un artiste…Mais Heathen est à lui seul une sacrée pilule de jouvence, une de plus dans la discographie bowienne. L’art-work est beau, son visage est beau, en ombre et illuminé, religieux comme tout le livret qu’il livre avec. Bref c’est un bel objet graphiquement parlant.

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Bowie renoue ici encore donc avec le côté caméleon où il excelle il faut dire. Visconti est aussi lui de retour ce qui au niveau sons, recherches, placements, instruments, harmonies est un gage de garantie. Oublié les rythmiques bass et drums, techno du magnifique Earthling. Il existe certes des machines mais plus électro plus calées à l’air du temps.

Heathen est une histoire de cordages, de liens où David semble plaisir à renouer avec les choses(reprise de Cactus des Pixies), les personnes aussi comme des invités issus de deux périodes du rock différentes : Pete Townsend des Who(slow burn), Dave Ghrol des Foo-fighters, ou encore Neil Young qui lui écrit le fabuleux « I’ve been waiting for you ».  Heathen montre toujours et encore un artiste qui avale les styles et les intègre à sa musique et son art de la plus belle manière. Ne manquez pas après tout ces titres le magnifique « slip away ».

Heathen reste donc à 80% un disque surprise(un de plus), intriguant comme l’est Bowie au final même en 2002 et envoûtant. Le mythe commençait peut-être ici.

(11/06/2002 – Columbia – – Genre : Rock)

1- Sunday / 2- Cactus / 3- Slip Away / 4- Slow Burn / 5- Afraid / 6- I’ve Been Waiting For You / 7- I Would Be Your Slave / 8- I Took A Trip On A Gemini Spaceship / 9- The Angels Have Gone / 10- Everyone Says ‘Hi’ / 11- A Better Future / 12- Heathen

Le Rock des femmes 2.0

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Dans le chapitre précédent nous avons fait le tour du rock féminin actuel en passant par la case blues, rockabilly. Nous voilà maintenant dans l’antre de la bête. Nous nous attaquons à ce fameux rock, ce rock produit par des femmes mais pas uniquement car elles sont souvent épaulées par des hommes mais restent les leaders de leur groupe. Alors que reste-t-il ou plutôt quelles sont les forces en présence actuellement ?

Nouvelle époque, nouvelle configuration de la société, nouvelle donne… Et pourtant malgré la difficulté que rencontrent les femmes à faire respecter leurs droits les plus élémentaires elles sont de très grandes représentantes dans le rock.

Allez on ouvre l’encyclo à l’année 2000 mais parfois ces divines artistes ont commencé dans les 90’s pas grave ils leur restent encore beaucoup d’années à produire et réaliser de beaux albums.

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Un siècle hanté par les Riot Grrrll et le Grunge …

Quand nous avons débuté ce dossier nous nous sommes vite rendus compte qu’il fallait remonter juste la décennie précédente. Les années 2000 ont subi la bombe à retardement « grunge » et surtout l’autre petite bombe « riot grrll ». Si le Grunge a débouché sur une sur médiatisation du groupe Nirvana et un véritablement aveuglement de tous les autres(Minor treat, Usker du, Alice In Chains et tant d’autres) il a fait émerger un nouveau « do it yourself » oubliés par des punks passés au rock  où se sont engouffrées les filles, les femmes qui voulaient revendiquer leurs droits dans une musique devenue conventionnelle et où, la testostérone régnait en grande maîtresse. Les années 2000 sont encore empreintes de ce mouvement qui perdure dans les premières années de ce siècle .  C’est donc ce train qu’ont pris beaucoup pour créer et nous donner les albums qui sortent aujourd’hui. L’effet est bien-sûr retombé. Toutes les vagues ont un creux. Mais les femmes ont fait leur place dans ce milieu avec toute leur féminité, leur élégance, leur fougue, leur engagement, leur classe et leurs petits trucs et manières. C’est un fait. Nous vous conseillons d’aller vous référer à cet article sur wikipedia sur le phénomène Riot Grrrlll.

Wikipedia Riot Grrrlll

Anna Calvi

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La belle Anna Calvi depuis 2011 est venue réveiller le rock féminin par ces albums de haute qualité. Ces références sont rock et sa musique est de même se rapprochant du style d’une certaine Pj Harvey et de la magnifique Siouxie. Elle a amené dans ses bagages de superbes albums : l’un éponyme en 2011 et l’autre « One Breath » en 2014. Elle est donc à suivre de près dans la sphère du rock féminin qui ne cesse de bouger et de générer d’excellentes artistes.

The Bell Rays…

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Depuis 1993 Katie Kelaula emmène avec elle ses Bell Rays. Ces californiens ont le rock pur, dur dans la peau. Et çà ne rigole pas. Ca sent la sulfure, et tout ce qui va avec. Un savant mélange bien dosé entre rock, old hard-rock, jazz, soul. Et puis il y a la voix puissante de Katie qui arrache tout sur son passage. Certainement les Bell Rays sont le groupe le plus fougueux de la sphère rock conduit par une femme. Depuis 1993, 9 albums sans concessions taillés dans le rock que la old-school et la new adorent bref fédérateur. Une résussite en tous points.

Bikini Kill…

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Autant les dinosaures sont morts autant ils fascinent toujours. C’est un peu le cas de Bikini Kill auquel il faut s’intéresser même si tout est fini tellement son impact a été important pour les groupes de filles post 90 et notamment les formations revendiquant les droits des femmes. C’est à Olympia près de Washington que ces américains et américaines décident de créer un fanzine sur l’université d’Evergreen nommé Bikini Kill. Le fanzine deviendra vite une formation musicale. Leur premier single sera produit par l’une des papesses du rock féminin : Joan Jett. Peu après viennent les albums brut, rock, attitude punk, revenchards, revendicateurs, énergiques. 4 albums de 1991 à 1996 véritables brûlots rebelles anti-sexistes qui seront une véritable ressource pour les groupes étiquetés riot-girls qui vont venir. Un groupe à ne pas oublier.

Brody Dalle…

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Brody Dalle est une femme qui a su mener ses groupes et des groupes la rockeuse australienne en a eu beaucoup pour arriver à l’alchimie parfaite. Australienne puis californienne elle fait une belle rencontre en la personne de Tim Amstrong de Rancid. En 1999 elle forme les Distillers avec lesquels elle va réaliser 4 grands albums de punk-rock matiné de grunge jusqu’en 2003. A écouter Brody Dalle nous sommes toujours à nous demander si Kurt Cobain a réellement quitté ce monde. La réincarnation est parfaite. Brody Dalle possède une voix et un toucher de guitare incroyable et particulier. Elle est une grande travailleuse et une femme de projets. En 2008 elle forme Spinnerette. Elle donne deux beaux albums puis s’offre une belle aventure toute en solo avec « Diploid love » en 2014. On ne l’arrête plus. Mais qui peut arrêter une femme qui a collaboré avec les Josh Homme, les Eagles of Death Metal, ou les Garbage….

The Donnas…

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Les Donnas sont l’archétype même du groupe de rock de filles fait par des filles. Si les Ramones avaient rencontré les Runaways sûr qu’ils auraient fait du Donnas. Les Donnas viennent de la célèbre ville de Palo Alto en Californie. Elles sont donc le groupe de filles rock à suivre en ces années 2000 même si elles ont commencé plus tôt en 1995 par un ep sous un autre nom, puis ont remit cela en 1998 sous les Electrocutes avant de devenir Donnas. 8 albums, des chansons signées pour des block busters les Donnas ont toujours assuré leur rock binaire dansant et mélodique. Du garage punk en digne succession de leurs ainées à qui elles n’ont rien à envier.

Hole et Courtney Love…

Hole / Live Through This

Hole a été formé à l’aube des années 90 par la femme de Kurt Cobain Courtney Love et Eric Erlandson. Hole est l’histoire d’un duo d’une incroyable créativité. La musique du groupe s’axe au niveau du grunge avec un univers dirons-nous  femen. 4 albums bien calibrés dont le superbe « live through this » à posséder et surtout et malgré la valse des musiciens autour du duo la participation très efficace de Melissa Auf Der Maur  bassiste des Smashing Pumpkins. Groupe incontournable dans la nébuleuse du rock féminin.

Garbage…

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L’histoire de Garbage n’est pas l’histoire de musiciens mais de producteurs. Ils sont trois du Wisconsin au total à monter le groupe. Leur manquant une voix ils font appel à Shirley Manson chanteuse des Angelfish. Garbage propose une sorte d’alternative au rock en utilisant beaucoup de styles. La musique du groupe est un carrefour du rock grandiloquent guitares devant, de la new-wave mais aussi d’éléments pop qui assureront au groupe un mega succès mérité. 7 albums incontournables depuis 1995 avec un majestueux dernier Strange little birds en 2016 le groupe tient sa route comme il le faut en s’octroyant des rencontres riches en créativité avec Marilyn Manson, Dave Ghrol des Foo Fighters. Garbage a bien louvoyé autant vers le cinéma de manière superbe en proposant la bande son dans la série James Bond. Incontournables… Sûrement. Shirley Manson ? Cette fille là elle est terrible !

Gossip…

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Les Gossip auront marqué ce siècle de rock féminin. Ils viennent eux aussi d’Olympia près de Washington. C’est un beau trio d’amis mené par une main de maîtresse par la belle Betty Dito. La Belle ? Oui belle par sa différence plein de formes, belle parce que son courage et sa force ont imposé l’anti-thèse des jeunes et jolies du rock’n roll des années 70. Le groupe s’inspire du mouvement riot girrrlll mais aussi mélange savamment le style Siouxie, Birthday party, ou encore Nirvana. 4 Ep, deux disques lives,  5 albums studios et un titre phare « heavy cross » feront de Gossip un incontournable du rock féminin actuel. Le groupe a splitté, les amis sont partis mais Betty Dito reste punk elle propose une nouvelle ligne de vêtements. See you soon Betty.

Karen O et Yeah Yeah Yeah…

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 Depuis 2000 elle emmène ses Yeah Yeah Yeahs avec une fougue de rockeuse enragée mais d’une grande élégance. Les new-yorkais de Yeah Yeah Yeah carburent aux guitares big rock, aux sonorités de Siouxie, et aux mélodies de l’aînée Blondie. Depuis l’Ep « The bang ep » il faut dire que Karen O et ses amis ne se sont pas arrêtés. Jusqu’en 2013 4 albums, de multiples singles, des bandes sons de grosses productions cinématographiques vont donc formater le son du groupe, sa fougue, et son énergie pour le mener vers le parfait mélange entre rythmiques saupoudrées d’électro, guitares tranchées et le chant et la prestance de la divine Karen à qui le groupe doit beaucoup autant scéniquement que médiatiquement. Nul doute que Karen O est une dame à suivre dans toute sa globalité artistique. Yeah yeah yeah vient s’ajouter magnifiquement à la longue liste des grands artistes que je nommerais pas ici  qui ont façonné le New-York rock. Yeah yeah yeah est absolument à découvrir…Une  particularité new-yorkaise comme la grosse pomme sait nous les envoyer.

The Kills…

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Le garage rock où du moins ce qui est mis à cette sauce-là est partout dans les années 2000. Les Kills bien qu’ayant une âme beaucoup plus pop que le style garage lui-même sont une symbolique à eux-mêmes des années 2000 de par leur structure de groupe. C’est encore un duo. Les années 2000 sont la célébration du duo. L’américaine Alison Mosshart et le guitariste anglais Jamie Hince ont un océan entre eux mais pourtant ils vont laisser dans le rock de beaux albums qu’Alison portera haut et fort. 5 albums, 4 ep comment passer à côté de ce duo incroyablement fertilement  rock, pop, garage, expérimental, les Kills sont tout cela. Et il faut les suivre.

L7…

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Les L7 n’auraient pas dû de par leur date de formation et d’action être ici mais nous avons trouvé que leur abscence n’était pas justifiée. Actives de 1985 jusqu’à 2001 les californiennes ont mélangé grunge et riot grrrrll avec beaucoup d’intelligence et de fougue. 5 albums quasiment aussi essentiels que ceux des grands Ramones, des compilations, des best of, des lives et des singles. Les L7 ont une puissance incomparable, un son incroyablement rock. On ne saurait que vous conseillez de vous procurer le fameux et célèbre « Bricks are heavy » de 1992, un véritable glaive qu’elles brandissent bien haut à grands coups de riffs et de brûlots rock’n roll féministe. En 2014, les filles annoncent leur retour pour vérifier si nous avons bien intégré leur discours. Donc tout va bien dans le monde du binaire féminin. Essentielles pour nous.

Le Butcherettes…

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La mondialisation est le phénomène qui aura le plus touché les années 2000. Le rock féminin s’est donc géographiquement étendu. Ici c’est au Mexique que cela commence à Guadalajara Teri Gender Bender fonde Le Butcherettes duo de garage rock trash. Le concept du groupe s’appuie sur la dénonciation de la condition de la femme dans les années 5o. Les représentations live sont donc proches de l’ordre de la performance avec des symboliques fortes. Le Butcherettes ont donné trois albums directs, bruts, engagés qui doivent être écoutés pour comprendre la force crue qui émane de ce magnifique duo rock’n rollien par dessus tout.

Melissa Auf Der Maur…

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La bassiste des Smashing Pumpkins, de Hole a fait son apparition en solo dans les années 2000 en surprenant un peu tout le monde. Personne n’y croyait vraiment. Pourtant Melissa a sorti de belles compositions dès 2004 sur son album éponyme. Battre le fer oui mais le laisser se poser, refroidir pour mieux repartir est son adage. En 2010, après deux eps en 2008 et en 2009 elle remet sur un plateau son deuxième album « out of your mind ». Superbe instrumentaliste, riche compositrice Melissa est la bass-hero qui était tant attendu dans le rock des femmes.

Peaches…

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Merrill Beth Nisker est le vrai nom de la canadienne  Peaches. Peaches est-elle rock ? Oui et encore oui ! La belle a choisi la provocation toujours et encore la provocation dans sa musique qui mélange rock, hip-hop, pop. Son premier groupe s’appeler du doux nom de « The Shit » . S’arrêter là. Impossible pour la porteuse de l’étendard de l’identité sexuelle. Ses concerts sont de véritables messes mêlant sons rock, rythmiques technoides, et graphismes symboliques. Elle a asséné le monde de 4 albums tendus, rudes, vicieux, visqueux depuis 2003. « I feel cream » est une merveille de créativité. En 2009 elle sert « Rub » sur le plateau mondial et rencontre encore un succès phénoménal. Peaches est une icône à suivre absolument. Ne serait-ce que pour un mot commençant par la lettre L comme liberté.

PJ Harvey…

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 Si PJ Harvey n’existait pas et bien il faudrait l’inventer tellement elle est devenue nécessaire à ce rock féminin qui a autant de variétés de couleurs. Et des couleurs Polly Jean Harvey en a depuis le début et c’est sans doute toute cette variété de styles qu’elle tient au bout des doigts et de sa voix qui ont fait son succès. Dans le rock féminin actuel c’est une reine, chaque album est attendu car l’on sait que l’on plonge à chaque fois dedans. Depuis le magnifique « Dry » en 1992 l’auteure compositrice parfaite qu’elle est n’a jamais baissé les bras en fournissant le rock de 11 albums dans lesquels nous osons dire qu’il y en a facilement 3 ou 4 qui sont des matrices du genre et du rock actuel tout court. Les singles ne se comptent plus, les prix et distinctions non plus et amplement méritées, les participations sont à chaque fois de l’or en barre pour nos oreilles. C’est simple on ne peut pas parler de rock féminin sans évoquer son nom en premier.

Remerciements : Laurent B. pour ses éclaircissements

Dédicace spéciale à :

Agnès S. , Isabelle C S, Johnnie C, et Martine P.

Le Rock des femmes 1.0 blues, rockabilly, psychobilly années 2000

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A la question : où en est le rock féminin ou fait par les femmes ? On a essayé de fouiller le net, les revues, les fanzines, les magazines. A peu près à chaque fois nous sommes tombés sur  les sempiternels dossiers sur Marianne Faithfull, Janis Joplin, Blondie, les Runaways, Siouxie and the banshees, les Ronnettes, Girlschool, Joan Jett, Pretenders, Lita Ford ou encore notre momy préférée Tina Turner. Mais voilà ce beau monde appartient aux années 60, 70 ou 80 . Et nous sommes loin de ces dames de par les années. A croire que rien ne s’est passé depuis. Alors il en est où ce rock fait par des femmes ? Nous avons essayé de chercher, chiner pour dénicher une liste de ces femmes qui se mettent en avant dans le rock et les styles associés. Et…nous en avons trouvé. Aux détracteurs mysogines qui rient bien des prouesses féminines dans le milieu artistique qu’ils fassent attention la nouvelle génération est bien là.

Mais après tout le rock fait par des femmes ou féminin c’est quoi exactement ? Si nous nous étions basés sur le fait intrinsèque qu’un groupe de rock féminin n’est composé que de filles ou de femme la liste aurait été relativement courte nous l’avouons car les groupes exclusivement féminins sont rares : The Donnas pour le rock, Cruciefied Barbara pour le heavy-metal. Nous avons élargi au fait de mettre dans la liste un rock mené par une femme qui est la proue du groupe comme Karen O des Yeah, Yeah, Yeah’s, Imelda May ou encore Beth Art. Après tout quand on parle de groupe français on y inclut bien des groupes chantant en anglais.

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La pop plus que le rock comme refuge ?

A première vue les femmes qui pratiquent le rock sont assez rares, mais pourtant elles sont allées à une époque dans ce milieu car sans doute il leur offrait un refuge pour se libérer et s’émanciper. Le rock a eu pendant longtemps une image provocante, libérée. On peut se poser la question de la rareté des filles dans ce milieu actuellement. Car elles devraient y être plus nombreuses.   Mais celui-ci est  devenu un peu plus conventionnel au fil des années. La libération des femmes a évolué aussi. Les féministes des années 70’s ne sont plus les mêmes. Les femmes se revendiquent maintenant libérées en sexe fort et avec leur mode bien à elle de fille, ce que rejetaient les féministes soixeante huitardes. L’univers de la pop a donc été une certaine aubaine pour elles où elles pouvaient extérioriser tout cela. Une femme ou une fille qui fait du rock a donc vraiment quelque chose à dire dans ce domaine. Elles ne sont pas et plus là pour jouer les potiches sexuelles mais pour afficher une féminité franche.

Blues, rockabilly, psychobilly…

Beth Hart…

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Chanteuse de Blues, Beth Hart mélange le jazz, le classique, le rock, le gospel. Elle est sans doute la grande chanteuse de blues de la décennie 2000 bien qu’ayant commencé en 1996. 9 albums à la clé dont l’excellent « Bang Bang Boom Boom » paru en 2012. Une chanteuse qui sait s’entourer et produire la meilleure des musiques.

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Rockabilly et psychobilly sont des styles qui ont beaucoup évolués fini le temps des vieux pionniers,  des  fougueux Stray Cats et confrères. Depuis l’arrivée des Cramps, du couple Poison Ivy et Lux Intérior les femmes ont pris d’assaut la forteresse. Elles sont américaines, anglo-saxonnes ou d’autres pays européens et elles vous plaieront à coup sûr. En mode vinyl bien-sûr !

Imelda May…

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Imelda May est irlandaise. Elle chante du rockabilly de la manière la plus noble en affichant un goût prononcé pour tout le décorum de ce style de rock(coiffure fifties, style leopard, talons aiguilles). Elle matine son rockabilly de blues, de jazz pour en faire un style très particulier hyper agréable à l’oreille. Nul doute qu’un de ses quatre albums qu’elle a réalisé finira dans votre discothèque. Une des divas rock actuelles discrètes mais essentielle dans une colonne cd ou rangement vinyl des années 2000.

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The HellFreaks

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Shakey Sue emmène son groupe les HellFreaks depuis 2009 et ce malgré un split. Une remise au travail s’est effectuée autour d’elle. 3 albums à la clé. Et un groupe à suivre absolument tant par son côté énergie punk très bien intégrée au psychobilly et rockabilly qu’ils maîtrisent très bien tant par l’efficacité de Shakey. Les Hellfreaks sont sans aucun doute de sacrés trouble-fête artistique autant dans la musique, dans l’univers, que dans les looks qu’ils arborent.

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D’autres noms il faut rajouter à ces noms des femmes artistes qui avancent avec leur groupe d’une belle manière et leur sortie d’album sont bien sûr à surveiller : The Devil Daughters, The Silver Shine, The Leopards et tant d’autres qui viennent grossir les rangs de tous ces groupes pour y apporter leur griffe si reconnaissable pour notre plus grand bonheur !

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Touche à tout dans les matières artistiques est défini par un monsieur comme Charlelie Couture comme posséder plusieurs champs paraboliques. En effet le plus américain des Lorrains est peintre, musicien, chanteur. Combien ont-ils été, sont-ils ainsi à toucher à tout et à mener plusieurs projets de front ? Beaucoup on y compte même le célèbre David Bowie peintre à ses heures ou encore Alan Vega venu au mouvement punk par la peinture et a bifurqué lorsqu’il a vu Iggy avec ses furieux Stooges.

A Musicaversalis il y a une personne que nous croisons tous les jours qui est un touche à tout, un couteau suisse du projet c’est le rédac en chef et en même temps qu’ils se livre à l’écriture et la chronique rock sur blog s’adonne à la musique. Alors nous avons décidé sans présomption aucune d’en savoir plus sur ces projets passés, en cours et à venir. C’est la correctrice herself qui s’y colle, la belle Florence…. Enter in the Loulou Projects and welcome !

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Florence G :  Alors racontes-nous qu’est devenu le Phil S trio ?

 Phil S Trio a vécu et bien vécu. J’avais sorti le premier album en demo. J’ai trouvé mon formidable bassiste arrangeur Jacky et mon batteur Alex, l’alchimie parfaite. Nous avons présenté le show avec les morceaux de la maquette dans deux festivals sur la ville. Après les choses se sont un peu compliquées pour tout le monde donc on a mis le trio en sourdine. A vrai dire le groupe n’existe plus sous forme de trio mais de duo et sous l’étiquette Loulou Projects.

Florence G : Et après le Phil S Trio qu’as-tu fait ?

Disons que du temps a passé et puis je me suis remis un peu à jouer en intermittence. j’avais des riffs à la guitare et j’ai commencé à confectionner sur séquenceur des rythmes drums and bass sous Frutty Loops. Mon fils qui était encore sous mon toit m’a dit un jour « si tu enlèves ta guitare que tu laisses le rythme en fait tu as un morceau électro ». Cela a été un déclencheur et j’ai donc travaillé sur un album de 10 morceaux qui ont donné « don’t switch the dream off ».

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Florence G : Comment c’est passé l’enregistrement ?

J’ai fait cela à la maison. Chaque chanson comportait un visuel réalisé par un membre de ma famille info-graphiste où j’ai repris à la manière de l’imagerie des Cramps des photos glamour, célèbres que nous avons déformé pour les chansons. En fait en gros j’ai vraiment travaillé sur 7 ou 8 titres nouveaux sur de l’électro expérimental et progressif et j’ai refait et remixé « The Divine U » et « Cabaret » qui sont deux vieux titres. « Cabaret » avait été composé il y a longtemps et corrigé par un des membres d’Undercover Slut groupe glam métal français avec qui j’étais ami. C’était l’occasion. Je me suis même amusé à mettre des bruits de talons d’une amie qui en possède beaucoup de paires au début d’une chanson çà m’amusait. L’électro m’amuse, c’est un amusement pour moi. J’ai quand même vendu 50 exemplaires de ce premier opus.

Florence G : Et après tu es parti sur l’album « Sequor » ?

Oui l’année d’après je suis reparti sur une série d’une dizaine de compositions que j’ai réuni sous « Sequor ». Mais autant sur mon premier album je n’ai pas joué de guitare autant sur le deuxième je voulais rendre possible le mariage des deux. C’est ce que j’ai fait sur une ou deux chansons notamment sur « Batgirl ». Même si cela a été de l’amusement de part la construction sur séquenceur j’ai réalisé ce que je voulais en allant jusqu’à faire un hommage aux Cramps. Je suis fier de cet album vraiment car il y a dessus beaucoup de styles que j’aime : la new-wave, la batcave, le dark, le rock, le punk, l’électronique et même l’esprit heavy-métal aussi. Ces albums ont été des tremplins en fait et c’est grâce à eux que j’ai repris pied.  Je remercie tous ceux qui m’ont aidé et poussé à finir ces deux projets s’ils n’avaient pas été là tous ces morceaux seraient encore dans ma tête.

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Florence G : Actuellement tu fais un retour avec le Phil S trio ?

Oui mais avec quelques modifications. Le travail qu’a réalisé mon jeune infographiste, et je souligne c’est un  travail de fou qu’il a effectué,  nous a poussé à classer mes projets. J’ai décidé donc de mettre tout sous l’appelation Loulou Projects. Ainsi nous avons remodelé tout le Bandcamp en proposant de nouvelles versions des albums studios(Le Dormeur du Val, This is my america) Nous avons même pu proposer une compilation de morceaux live que nous avons joué en 2011 (Stolen Lives).

Donc nous retravaillons à deux avec Jacky mon bassiste et arrangeur sur des morceaux anciens (sur la route, je n’aime pas, A tous, this is my america) mais aussi sur des nouveaux comme « she writes », « hello ». C’est du rock, du rock’n roll où nous incluons beaucoup d’influences que nous avons. Mais le tout reste rock. Il y a 7 morceaux et quelques covers pour nous amuser et on s’amuse vraiment. Dès que nous serons prêts nous reviendrons sur scène ici et ailleurs.

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Florence G : une anecdote récente ?

Je cherche…Ah oui ! Dernièrement j’étais en contact sur facebook avec un très grand spécialiste du rock garage en France notamment. Malgré mes goûts éclectiques le morceau « this is my america » a été retenu pour passer dans son émission radio sur la ville la plus rock de France : Le Havre. Gag « loulou projects » apparaissait dans la playlist mais le mp3 n’y était pas. Le monsieur était confus. Première fois que la bévue se passait et étonné de mon côté zen à prendre la chose. Mais ce n’est que partie remise. Très heureux d’avoir été retenu sur une playlist et cotoyer les Stones, Cramps, et tout le gratin du rock garage. J’aime jouer les intrus. Celui que l’on attend pas.

Florence G : Tu as d’autres projets encore cette année ?

Oui cela concerne la musique aussi. J’aime beaucoup les arts plastiques et les artistes qui ont pratiqué ou qui pratiquent le collage. Je pratique moi-même cela de manière régulière et je devrais bientôt exposer mes œuvres . J’en suis très fier. Je suis surtout très heureux que l’on m’ait fait à nouveau confiance. C’est tout nouveau pour moi. Je remercie ma soeur et son fils avec qui je travaille de concert pour créer. Ce sont de sacrés moteurs pour moi. Mon ex-compagne est aussi une grande fan de mes créations et c’est une très bonne critique dans ce sens. Toutes ces personnes sont vraiment un incroyable boost pour créer. J’égratigne Iggy, je transforme Bowie. J’aime aussi la mosaique fait d’images symboliques du rock. Depuis quelques temps apparait dans mes collages des images du militantisme. C’est une bonne manière d’exprimer plein de choses.

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Florence G : Les disques ?

Ah oui j’ai la collectionnite aigüe. Je me refais ma collection perdue. J’ai bientôt fini de récupérer mes vinyls perdus. Les derniers  que j’ai acheté sont un double live de Gary Moore, Relayer de Yes, Stay Sick des Cramps et je devrais bientôt posséder un album des Senders du grand Philippe Marcadé. J’ai hâte. Je remercie mon ami Gérard qui se reconnaîtra pour toutes ces acquisitions. Mais je crois qu’il est plus atteint que moi en collectionnite !

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Florence G : L’écriture ?

J’ai toujours aimé écrire et j’ai toujours aimé écrire sur la musique. Je pense que c’est un peu, un juste retour des choses. La musique, et, le rock notamment  m’ont tant appris sur plein de choses dans ma vie. Je continue à chiner, chercher, sur les Cramps. J’adore les Cramps, je suis très fan. J’essaie par la bio que je leur consacre sur le site de remettre des choses en place de manière chronologique. J’en apprends beaucoup sur eux en même temps et je me rend compte qu’ils ont été quasiment les seuls à mettre cette image sexuelle, fetish série b  à l’état pur en musique et en images. On parle toujours beaucoup du côté sexuel des Bowie, Iggy, Lou Reed moi je pense qu’il y avait en effet une certaine animalité crue mais le sexe ce sont les Cramps qui le personnifient. C’est un avis personnel mais j’oriente toujours mon analyse qui n’est que la mienne dans ce sens. De grands artistes !

Je prépare aussi un dossier sur le rock féminin en parallèlle mais un dossier un peu spécial puisque je m’attaque à ce style depuis les années 2000 jusqu’à maintenant pour faire un état des lieux. J’aime beaucoup les femmes en musique. J’ai toujours aimé leur engagement car le milieu reste très conventionnel et je pense qu’elles apportent vraiment quelque chose en plus.

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Fin de l’interview